Une virée engagée entre Dessoubre et hauts plateaux.
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Depuis le village, l’échauffement est de courte durée avant d’attaquer une montée franche en direction de la Roche Percée. L’effort peut se compliquer en conditions humides, la boue venant freiner la progression et solliciter davantage les jambes.
Sur la partie haute, un pré reste à traverser avant la délivrance : une fenêtre s’ouvre à main droite, laissant apparaître la Roche Percée au loin. En lisière de forêt, quelques sculptures en bois viennent compléter le tableau, à condition d’avoir la curiosité d’aller les chercher.
Les réjouissances arrivent rapidement avec un agréable sentier, tracé en parallèle du chemin forestier, offrant une première descente ludique. Vous débouchez ensuite en milieu ouvert, sur une route de campagne entre pâtures et hameaux isolés.
À la faveur d’une ligne de crête, vous basculez sur l’autre versant pour emprunter un chemin carrossable en balcon au-dessus de la vallée du Dessoubre. Puis vient un véritable temps fort : un superbe sentier de crête, demandant un peu de technique, avant de s’engager dans une descente 5 étoiles, typée enduro. Les plus prudents pourront en esquiver certaines sections par une piste forestière parallèle. La fin se fait plus roulante, permettant de rejoindre le fond de vallée, au niveau de Gigot.
La remontée vers le plateau s’enchaîne alors, d’abord sur route, puis sur piste forestière. La pente reste globalement raisonnable, permettant de gérer l’effort, hormis les derniers hectomètres qui demandent de s’employer davantage.
Du côté de Longevelle-lès-Russey, vous cheminez en bordure de plateau sur des chemins faciles, jusqu’à atteindre le point d’orgue du parcours : le belvédère du creux d’Hauteroche, offrant une vue plongeante sur la vallée du Dessoubre et le village de Rosureux en contrebas.
Une courte portion en sentier panoramique prolonge le plaisir en bordure du plateau, avant de laisser place à une descente à vive allure sur chemins, qui plonge directement sur Rosureux, que vous traversez rapidement.
Le changement d’ambiance est alors immédiat : vous remontez la vallée au plus près de la rivière, en longeant ses berges et sa végétation de ripisylve, dans une atmosphère plus fraîche et encaissée.
Au niveau de Gigot, où une pause gourmande peut s’envisager au restaurant éponyme, vous obliquez perpendiculairement pour rejoindre le Moulin Girardot, témoin discret mais remarquable du patrimoine de cette vallée méconnue.
Une remontée courte mais sèche permet de reprendre un peu de hauteur, avant de retrouver une piste roulante en balcon revenant à hauteur de Gigot, puis s’engageant dans la vallée, encore plus discrète, de la Rêverotte. Vous redescendez à son niveau pour franchir le cours d’eau et basculer sur l’autre versant, où débute la longue montée finale, avec des organismes déjà bien entamés.
L’ascension se fait d’abord par paliers, sur une route raide menant au hameau de Vautran, où un gîte invite à la déconnexion. La suite se poursuit sur chemins, avec une pente plus régulière, permettant de retrouver un certain rythme. Vous passez alors sous la grotte de la Glacière, qui mérite largement une pause pour aller en découvrir les abords.
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